Le temps des fils
Après la Seconde Guerre mondiale, le rapport aux figures paternelles (Père, Patrie, Dieu) se trouve bouleversé : non plus d’abord figures protectrices ni figures d’autorité mais figures absentes, ou même, au pire, relais du Mal : les exterminations ont remis en cause la bonté et l’existence même de...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Revue des études slaves
2018
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Après la Seconde Guerre mondiale, le rapport aux figures paternelles (Père, Patrie, Dieu) se trouve bouleversé : non plus d’abord figures protectrices ni figures d’autorité mais figures absentes, ou même, au pire, relais du Mal : les exterminations ont remis en cause la bonté et l’existence même de Dieu et les fils qui, au siècle précédent, se révoltaient au nom de la liberté, de la justice et de l’égalité, ne sont plus aussi sûrs de détenir les clés de l’avenir. Cet article choisit de traiter d’une histoire biblique des rapports fils-père, une histoire qui a, dès l’origine, suscité l’interrogation et même l’incompréhension des exégètes, des croyants et des simples lecteurs : celle du premier Patriarche Abraham et de son fils Isaac.Après l’étude de quelques textes en prose (essentiellement de Rudnicki et de Herling-Grudziński) et de poèmes (de Szymborska et de Herbert), on peut affirmer que l’Histoire est bien l’un des enjeux majeurs des reprises polonaises du récit mythique du sacrifice d’Isaac : à côté des « Souvenirs » et des « Journaux », la médiation du « mythe » permet à Rudnicki et à Herling d’interroger l’horreur en dépassant le témoignage. Et, par le biais du « je » lyrique qui assimile le poète contemporain à l’enfant sacrifié, Szymborska et Herbert vont même jusqu’au bout de cette relecture. |
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