Vasilij Kandinskij et la Section IZO (1918-1920)

Une tradition qui remonte aux communistes-futuristes (komfuty) désigne encore aujourd’hui Kandinskij comme étranger à la tendance générale de l’art russe. Cet a priori qui perdure empêche d’évaluer l’engagement de l’artiste au Narkompros et son rapprochement avec Rodčenko, en 1919-1920. Pour ce fai...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/res,
1. Verfasser: Podzemskaia, Nadia
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Revue des études slaves 2019
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Une tradition qui remonte aux communistes-futuristes (komfuty) désigne encore aujourd’hui Kandinskij comme étranger à la tendance générale de l’art russe. Cet a priori qui perdure empêche d’évaluer l’engagement de l’artiste au Narkompros et son rapprochement avec Rodčenko, en 1919-1920. Pour ce faire, l’A. cherche à distinguer ce qui relève du domaine de l’idéologie de ce qui appartient à l’esthétique proprement dite, puisque c’est la confusion entre les deux, sciemment utilisée par les productivistes à l’époque, qui continue à dominer le discours contemporain. Contrairement aux idées reçues, les acteurs des premiers grands chantiers du Narkompros n’ont pas été exclusivement des artistes de l’avant-garde de gauche. Pour son esprit de liberté, la période de l’institution des Svomas (1918-1919) peut être considérée en continuité directe avec la réforme de l’instruction artistique débutée courant 1917, suite à la révolution de Février. La situation se complique fin 1920, quand la doctrine productiviste envahit l’INXUK. En 1921, Kandinskij contribue à la fondation de l’Académie russe des sciences artistiques (RAXN) qui, dépendant toujours du Narkompros, se trouve en dehors de la section IZO, désormais aux mains des productivistes.