Les avant-gardes littéraires à l’épreuve de la Révolution
Les événements de 1917 placent l’art d’avant-garde devant un dilemme. Au cours des années qui précèdent, les courants modernistes revendiquent une absolue autonomie du langage. Le texte non-référentiel est censé retrouver la puissance agissante des formules magiques, perdue par les hommes civilisés...
Saved in:
| In: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
|---|---|
| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Revue des études slaves
2019
|
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les événements de 1917 placent l’art d’avant-garde devant un dilemme. Au cours des années qui précèdent, les courants modernistes revendiquent une absolue autonomie du langage. Le texte non-référentiel est censé retrouver la puissance agissante des formules magiques, perdue par les hommes civilisés et étouffée par les narrations mimétiques. Cette quête d’un langage efficace, d’un art qui agisse sur le réel, commence avec les symbolistes et culmine dans les expérimentations des futuristes et la création verbale. Les révolutions de 1905 et de 1917 semblent donner raison aux artistes et leur apparaissent comme la réalisation de leurs craintes (pour les symbolistes) ou de leur désir (pour les futuristes). Mais, en se réalisant, l’acte artistique rencontre sa limite. La révolution marque une crise de la performativité, qui se transforme en impuissance ou en engagement. L’article vise à décrire ce processus et propose une réflexion sur les apories des langages artistiques et littéraires non-référentiels. |
|---|