Les graffiti des pèlerins slaves en France xiie -xviie siècles

Laisser un autographe, une prière, une note sur le mur de l’église était au Moyen Âge une habitude chez les Russes. Jusqu’à récemment on ne connaissait en Europe occidentale qu’un groupe de graffiti cyrilliques à Lucques (Dell’Agata 1973-1974). Aujourd’hui, on peut y ajouter quatre inscriptio...

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Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/res,
Hlavní autoři: Rozhdestvenskaya, Tatiana, Gordine, Alexandre, Zykov, Piotr
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue des études slaves 2019
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:Laisser un autographe, une prière, une note sur le mur de l’église était au Moyen Âge une habitude chez les Russes. Jusqu’à récemment on ne connaissait en Europe occidentale qu’un groupe de graffiti cyrilliques à Lucques (Dell’Agata 1973-1974). Aujourd’hui, on peut y ajouter quatre inscriptions en France. Les plus anciennes et monumentales d’entre elles, celles de Pons (circa 1160-1180) et de Saint-Gilles-du-Gard (première moitié du xiiie siècle) (Brun, Hartmann-Virnich, Ingrand-Varenne, Mikheev 2014), révèlent la présence insoupçonnée des pèlerins orthodoxes sur les chemins de Compostelle. L’inscription pontoise aurait été faite par un Novgorodien, tandis que l’autre serait due à un originaire de l’Ukraine. Le second graffito de Saint-Gilles, plus petit et tardif, aurait été laissé par un Serbe. Même au temps du déclin du Camino de Santiago, les « Jacquets » slaves étaient encore là, comme en témoigne le nom Габоръ (?) inscrit dans un fer à cheval gravé sur un contrefort de l’Hôpital Neuf à Pons : qui date du xvie siècle.