Quand le sens lexical est trop proche de l’invariant sémantique de l’aspect
La syntaxe des aspects des verba manendi, notions verbales signifiant « rester » ou « durer » (оставаться/остаться, пребывать/пребыть, затягиваться/затянуться, длиться /продлиться), présente un certain nombre de paradoxes qui font de ces notions un groupe de verbes tout à fait particulier. 1) Bien...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
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Revue des études slaves
2019
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | La syntaxe des aspects des verba manendi, notions verbales signifiant « rester » ou « durer » (оставаться/остаться, пребывать/пребыть, затягиваться/затянуться, длиться /продлиться), présente un certain nombre de paradoxes qui font de ces notions un groupe de verbes tout à fait particulier. 1) Bien que leur sens lexical recouvre l’invariant sémantique de l’imperfectif (focalisation sur le procès), ces verbes s’emploient au perfectif. 2) Leur perfectif peut se combiner avec un vrai complément de durée (Cобрание долго затянулось, я долго останусь). 3) Au futur et à l’infinitif, les russophones ont tendance à percevoir leur imperfectif (буду оставаться) comme exprimant une durée limitée et à voir dans leur perfectif (останусь) l’expression d’une durée définitive. Notre étude rend compte de ces paradoxes en rappelant à quel point une forte interférence entre le sens lexical de la notion verbale et l’invariant sémantique aspectuel peut modifier les règles habituelles de la syntaxe de l’aspect. |
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