Les sources nationales des opéras de Petar Konjović (1883‑1970)

Au cours de sa longue carrière, Petar Konjović – qui s’est aussi illustré comme écrivain, musicologue, administrateur et pédagogue –, a composé plusieurs opéras, de la musique de chambre et de la musique symphonique. Pour livret de son premier opéra, achevé en 1903, alors qu’il avait 20 ans, il choi...

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Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/res,
Hlavní autor: Milojković‑Djurić, Jelena
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue des études slaves 2018
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:Au cours de sa longue carrière, Petar Konjović – qui s’est aussi illustré comme écrivain, musicologue, administrateur et pédagogue –, a composé plusieurs opéras, de la musique de chambre et de la musique symphonique. Pour livret de son premier opéra, achevé en 1903, alors qu’il avait 20 ans, il choisit un poème de Dragutin Ilić, consacré à un héros légendaire, le mariage de Miloš Obilić (Ženidba Miloša Obilića. Son second opéra le Prince de Zeta (Knez od Zete) se déroule dans le royaume du Montenegro au Moyen Âge. Konjović en écrit lui-même le livret qui s’inspire d’un drame de l’écrivain Laza Kostić. Son dernier opéra-oratorio, la Patrie (Otadžbina), achevé en 1960, a pour sujet la bataille du Kosovo Polje en 1389. Le livret s’appuie sur un drame de l’écrivain croate Ivo Vojnović, la Mort de la mère de Jugović (Smrt majke Jugovića).Les œuvres littéraires choisies par Konjović renvoient à une riche tradition ethnique et culturelle. Ses opéras nous placent au cœur du paysage national, peuplé d’individus remarquables, façonnés par des situations historiques précises et par la condition humaine. Le compositeur aborde leurs destins et leurs aventures avec compassion, en respectant les œuvres originales dont il s’inspire, mais il prend aussi des libertés avec l’intrigue et apporte un éclairage éthique et artistique personnel. L’œuvre de Konjović traduit son admiration pour le langage musical folklorique, comme expression de l’identité nationale. Elle est toujours représentée et étudiée aujourd’hui.