Et si la Grande Guerre commençait en 1911 ? L’entrée en guerre vue d’Alexandrie

Résumé : Pour contribuer à affiner la compréhension de l’entrée en guerre dans le monde arabo-ottoman, cet article propose une analyse des manières dont celle-ci a été perçue dans la ville d’Alexandrie. Elles sont saisies à travers les sources littéraires arabes alexandrines de l’époque. Une approch...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Glavni avtor: Chiti, Elena
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2017
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:Résumé : Pour contribuer à affiner la compréhension de l’entrée en guerre dans le monde arabo-ottoman, cet article propose une analyse des manières dont celle-ci a été perçue dans la ville d’Alexandrie. Elles sont saisies à travers les sources littéraires arabes alexandrines de l’époque. Une approche par la ville permet de s’émanciper du cadre anachronique de la nation, en redonnant sa place à l’horizon impérial. Cela aide, en même temps, à repenser la chronologie. En effet, l’affaiblissement de l’Empire ottoman est vécu avec angoisse, non pas à partir de 1914, mais après l’invasion italienne de la Tripolitaine de 1911. Cette occupation coloniale d’une province ottomane semble être le véritable tournant. Face à l’inefficacité de faire appel à une solidarité intra-ottomane, dans une province égyptienne qui est elle aussi sous occupation étrangère, la désillusion est brutale. Ce n’est pas seulement l’horizon impérial, mais l’ordre mondial qui perd son sens, en engendrant déjà un sentiment d’entrée en guerre.