Engagement militaire et droits politiques des Arméniens : la Légion d’Orient, exemple de négociations entre une nationalité non souveraine et ses Alliés européens

Résumé : La Légion d’Orient est un corps auxiliaire de l’armée française créé en novembre 1916. Composé principalement d’Arméniens réfugiés de l’Empire ottoman rejoints par des compatriotes de l’étranger, ce corps a pour objet de soutenir la conquête de la Cilicie par la France qui, d’accord avec la...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Hoofdauteur: Papazian, Taline
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2017
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Omschrijving
Samenvatting:Résumé : La Légion d’Orient est un corps auxiliaire de l’armée française créé en novembre 1916. Composé principalement d’Arméniens réfugiés de l’Empire ottoman rejoints par des compatriotes de l’étranger, ce corps a pour objet de soutenir la conquête de la Cilicie par la France qui, d’accord avec la Grande-Bretagne et la Russie, entend y constituer un protectorat à l’issue de la Première Guerre mondiale. Cet article met en lumière la gestation de ce projet à travers les tractations de près de vingt-quatre mois menées par son principal porteur à Paris et Londres, Boghos Nubar, président de la Délégation nationale arménienne, entre octobre 1914 et octobre 1916. La création de la Légion d’Orient a une visée stratégique : en inscrivant les Arméniens au nombre des acteurs militaires de la guerre et des partenaires de l’Entente, Boghos Nubar entend faire valoir leurs aspirations à un foyer national autonome placé sous administration française en Cilicie à la fin de la guerre.