Les Syro-Libanais en Afrique Occidentale Française (A.O.F) des années 1880 à 1939

Grâce à l'exploitation des archives du Gouvernement général de l' A.O.F et dans une perspective d'histoire sociale, cet article se propose d'étudier les chaînes migratoires qui se sont construites entre les villages du Mont-Liban et les colonies de la fédération d'Afrique oc...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Autor Principal: Charnay, Julien
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2018
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Grâce à l'exploitation des archives du Gouvernement général de l' A.O.F et dans une perspective d'histoire sociale, cet article se propose d'étudier les chaînes migratoires qui se sont construites entre les villages du Mont-Liban et les colonies de la fédération d'Afrique occidentale française, essentiellement la Guinée et le Sénégal, depuis leur émergence dans les années 1880 jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale avant laquelle s'opère un tournant de la politique impériale française, aussi bien au Proche-Orient qu'en Afrique de l'Ouest. Dans un premier temps, il se propose d'interroger le caractère véritablement transnational de l'immigration des « Syro-Libanais », qualifiés comme tels par l'administration coloniale, en déterminant l'identité et le rôle des différents acteurs et relais sociaux de ces migrations ayant encadré les parcours des immigrants entre le Liban et les colonies ouest-africaines. Il en ressort que ceux-ci s'insèrent dans des réseaux transnationaux finement structurés au sein desquels l'intégration des individus dépend en grande partie d'un capital économique et social. L'article se propose ensuite de replacer cette histoire migratoire dans le contexte d'une politique coloniale française animée par une volonté de mise en valeur et de ce fait ouverte à tous les acteurs jugés capables d'y participer avant, sous l'effet de la crise des années 1930, d'opérer un tournant autarcique.