Le chercheur, l’événement et les médias

Cet article a pour but de mettre en lumière les conditions d’exercice de la parole universitaire dans le champ médiatique. Que ce soit dans le contexte de l’après 11 septembre 2001 ou dans celui des révolutions arabes, on constate une même tendance à l’essentialisation de «  l’islam  » et des «  mus...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Yazar: Adraoui, Mohamed Ali
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2016
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Cet article a pour but de mettre en lumière les conditions d’exercice de la parole universitaire dans le champ médiatique. Que ce soit dans le contexte de l’après 11 septembre 2001 ou dans celui des révolutions arabes, on constate une même tendance à l’essentialisation de «  l’islam  » et des «  musulmans  » de la part de nombreux journalistes mais aussi d’autres intervenants au débat (experts, responsables politiques…). Si le chercheur en sciences sociales n’est pas toujours lui-même à l’abri d’intérêts extérieurs à la démarche scientifique, il tente pourtant de se démarquer du sens commun en définissant les catégories qu’il utilise et en utilisant les outils méthodologiques propres aux sciences sociales. Mais une fois mis à contribution dans le débat médiatique, il se retrouve néanmoins sur la défensive, contraint à réagir à des analyses dont il ne partage ni la formulation, ni les conditions de production. La sollicitation médiatique devient alors souvent une épreuve, voire un dilemme puisque le chercheur doit peser d’un côté le risque d’une absence des espaces de vulgarisation que sont les médias, de l’autre celui d’une dilution, voire d’une neutralisation de sa parole.