Décrire la ville, écrire le patrimoine
Dans un contexte proche-oriental, au moins depuis le xie siècle, les « récits de villes », genre littéraire couramment pratiqué, pouvaient être une façon d’établir ou d’exprimer un lien identitaire individuel et collectif avec une entité urbaine vivante et en évolution, lui donnant globalement une s...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/remmm, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
2015
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Dans un contexte proche-oriental, au moins depuis le xie siècle, les « récits de villes », genre littéraire couramment pratiqué, pouvaient être une façon d’établir ou d’exprimer un lien identitaire individuel et collectif avec une entité urbaine vivante et en évolution, lui donnant globalement une sorte de statut de patrimoine, plutôt qu’à des monuments isolés ou à des ensembles figés. Ainsi, par ces liens anciens renouvelés périodiquement avec un patrimoine urbain support et expression d’un mode de vie et partie d’une identité locale partagée, les historiens et géographes arabes se sont toujours préoccupés des traces du passé, de leur pérennité ou de leur disparition. La coexistence actuelle à Alep de plusieurs conceptions du « patrimoine » pourrait expliquer une apparente indifférence de la population devant les destructions de monuments historiques censés constituer le patrimoine officiel. Par contre, dans les bombardements de quartiers anciens ou de quartiers informels, la population visée n’est-elle pas une héritière de l’ancienne société, pour laquelle la mémoire des modes de vie et du quotidien, fondement du patrimoine, rejoint l’écrit des anciens récits de villes ? |
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