« C’est bien la loi d’un pays à forte émigration » Principes de la nationalité et représentations de la nation au Liban

Cet article interroge la relation entre la représentation du Liban comme pays d’émigration et la prééminence du droit du sang comme principe de la nationalité libanaise, au détriment du droit du sol. Par là, il se propose donc de poser des jalons pour comprendre la relation entre la nationalité, déf...

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In:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Main Author: Jaulin, Thibaut
Format: Article ou chapitre numérique
Published: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2015
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Cet article interroge la relation entre la représentation du Liban comme pays d’émigration et la prééminence du droit du sang comme principe de la nationalité libanaise, au détriment du droit du sol. Par là, il se propose donc de poser des jalons pour comprendre la relation entre la nationalité, définie comme un facteur d’inclusion et d’exclusion, et l’invention de l’identité nationale libanaise. L’approche adoptée privilégie l’analyse des normes de la nationalité, plutôt que celle les pratiques. L’article montre d’abord comment la représentation du Liban comme pays d’émigration justifie la prééminence du droit du sang comme principe de la nationalité dans la littérature juridique contemporaine du mandat français au Liban. Puis, à travers les écrits consacrés à l’émigration de deux penseurs nationalistes (Antoun Saadé et Michel Chiha), il montre comment l’émigré devient une figure centrale de l’imaginaire national (libanais et pansyrien) et un objet de représentations concurrentes, en relation avec des conceptions antagonistes de la Nation.