Nationalité, internationalisme et visée coloniale dans les mandats français (1920-1946)
La mise en place des codes de la nationalité dans la Syrie et le Liban post-ottomans fut influencée de diverses manières par le système mandataire. Les garanties induites par le régime des mandats n'eurent guère de portée. À tout prendre, ce système rendit la situation juridique des citoyens ma...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/remmm, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado em: |
Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
2015
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La mise en place des codes de la nationalité dans la Syrie et le Liban post-ottomans fut influencée de diverses manières par le système mandataire. Les garanties induites par le régime des mandats n'eurent guère de portée. À tout prendre, ce système rendit la situation juridique des citoyens mandataires à l'étranger plus précaire encore, ces derniers tendant à être moins bien traités que les sujets des colonies officielles. Les discussions à la Société des Nations sur les codes de la nationalité dans les mandats s'étaient concentrées sur la consolidation de la distinction entre mandats et Empires, plutôt que sur les garanties que les organisations internationales pouvaient apporter au statut des ressortissants des mandats A, B et C. Ceci se combina aux entreprises concurrentes des États de la région d'ingénierie démographique des nations post-ottomanes, affaiblissant les nationalités syrienne et libanaise par rapport à celles, codifiées avec soutien étatique dans les autres pays issus de l'Empire ottoman. Le statut national des habitants des mandats en vint à être vu dans le monde colonial comme une excuse, fournie par la SDN, à de véritables expérimentations sur les populations de ces territoires. |
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