La nuit mamelouke.Contribution à l’histoire du quotidien au Caire et à Damas à la fin du Moyen Âge

En tant qu’objet d’histoire sociale du monde musulman médiéval, la nuit n’a pas suscité jusqu’à maintenant d’intérêt comparable à celui manifesté, depuis de nombreuses années, par les historiens de l’Occident médiéval. Les exemples du Caire et de Damas, étudiés dans cet article à partir des sources...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Главный автор: Eychenne, Mathieu
Формат: Article ou chapitre numérique
Опубликовано: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2014
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Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:En tant qu’objet d’histoire sociale du monde musulman médiéval, la nuit n’a pas suscité jusqu’à maintenant d’intérêt comparable à celui manifesté, depuis de nombreuses années, par les historiens de l’Occident médiéval. Les exemples du Caire et de Damas, étudiés dans cet article à partir des sources narratives, mettent en évidence la réalité complexe d’une ville mamelouke, qui ne peut se réduire, à la nuit tombée, à la peur qu’elle aurait inspirée à ses habitants. Partiellement éclairés, les rues et les marchés étaient fréquentés tout au long de la soirée et pendant une grande partie de la nuit. Loin d’être abandonnée par les autorités, la ville était surveillée et contrôlée, sans pour autant être transformée en espace clos et cloisonné. Commerces, divertissements et circulation contribuaient en effet à prolonger le jour et à faire de l’espace public un lieu de sociabilité nocturne. La nuit, la ville était également investie par le pouvoir politique et les autorités religieuses lors de célébrations qui, bien souvent, prenaient la forme de fêtes populaires, véritables exutoires pour les populations. Par ailleurs, au-delà de ces manifestations publiques, les élites urbaines mettaient à profit la nuit pour parfaire leur rôle social, dans un cadre plus intime, et ainsi dispenser les générosités nécessaires à la consolidation de leur statut. Ainsi, le présent article cherche à dépeindre l’étendue de ces pratiques nocturnes, qu’elles soient individuelles ou collectives, et à mettre en lumière leur importance dans la vie quotidienne des Cairotes et des Damascènes à la fin du Moyen Âge.