Retour sur les sociétés de montagne au Maghreb :fuqahā’ et soufis du Bilād Ghumāra (XIe-XVIIe siècles) à l’épreuve des réformes de la pratique religieuse
La montagne du Rif au Maroc occupe dans les livres d’histoire, voire chez les ʿulamā’ de la Qarawiyīn, à Fès, une place de choix. Des noms comme Ibn Mashīsh, al-Habtī et Ibn ʿArdūn continuent d’animer une tradition historique médiévale encore vivante aujourd’hui. Ces noms nous ramènent à une époque...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/remmm, |
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| Asıl Yazarlar: | , |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
2014
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | La montagne du Rif au Maroc occupe dans les livres d’histoire, voire chez les ʿulamā’ de la Qarawiyīn, à Fès, une place de choix. Des noms comme Ibn Mashīsh, al-Habtī et Ibn ʿArdūn continuent d’animer une tradition historique médiévale encore vivante aujourd’hui. Ces noms nous ramènent à une époque où le pays Ghmara, comme on l’appelait à l’époque, constituait un pôle culturel qui rivalisait avec la ville de Fès. Ibn Mashīsh et son disciple, al-Shādhilī, initiateurs de la fameuse ṭarīqa shādhiliyya, vont, à partir de cette montagne, lancer un mouvement de réforme religieuse qui a connu une extraordinaire audience auprès des populations de la montagne, comme de celles de l’ensemble du Maroc. D’autre part, les fuqahā' des Ghmara, intermédiaires obligés entre les ʿulamā’ et le commun des gens, tentent d’expliquer la norme islamique à des populations connaissant à peine la langue arabe. Les ʿulamā’ du jbel, moins nombreux, plus versés dans le savoir juridico-religieux, partagés entre le réseau du savoir andalou, avant 1492, et celui de Fès, vont travailler à modeler le malékisme et à le construire selon les exigences de leur milieu montagnard difficile. Pour comprendre ce phénomène, l'article se propose de suivre les trajectoires des principaux réformateurs, des awliyā’ soufis et des principaux porteurs de savoir (les ʿulamā’), et tenter de mesurer l’impact de ces tentatives de réforme sur la société des Ghmara. |
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