La dépossession. Réformes, enseignement supérieur et pouvoirs au Maghreb

Inséré dans la stratégie économique de Lisbonne le processus de Bologne a été d’emblée pris en charge par la Commission européenne et confié ensuite aux États de l’Union européenne (UE) via des experts. Il a permis à la Commission de prendre un certain pouvoir sur les États nationaux notamment en ma...

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التفاصيل البيبلوغرافية
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المؤلف الرئيسي: Ghouati, Ahmed
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2012
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الملخص:Inséré dans la stratégie économique de Lisbonne le processus de Bologne a été d’emblée pris en charge par la Commission européenne et confié ensuite aux États de l’Union européenne (UE) via des experts. Il a permis à la Commission de prendre un certain pouvoir sur les États nationaux notamment en matière de réforme éducative. Or ce mode institutionnel de pilotage a également été reproduit lors de l’élargissement du processus de Bologne à trois pays du Maghreb : Algérie, Maroc et Tunisie.Officiellement, le processus est jugé positivement par les responsables européens et maghrébins. Cependant ni les étudiants ni les enseignants ne semblent partager les objectifs institutionnels. Après une description du mode d’appropriation du processus, nous exposons dans cet article une partie des résultats d’une enquête de terrain menée par questionnaires de novembre 2007 à mai 2008 au Maghreb auprès d’enseignants et d’enseignants-chercheurs (N=125). Notre hypothèse est que le processus de Bologne s'inscrit certes dans une logique économique (globale), mais il est décliné aussi par les pouvoirs locaux dans le cadre d'un procès de domination et/ou de dépossession des sociétés locales.