La jamaʿat al Tabligh en Asie centrale : réactivation des liens islamiques avec le sous continent indien et insertion dans un islam mondialisé
Très fortes jusqu’à l’arrivée de la Russie en Asie centrale au XIXe siècle, notamment sous la dynastie moghole originaire d’Asie centrale, les relations islamiques entre l’Inde et l’Asie centrale ont été considérablement amoindries pendant la période russe et soviétique où l’islam centrasiatique éta...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/remmm, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
2012
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Très fortes jusqu’à l’arrivée de la Russie en Asie centrale au XIXe siècle, notamment sous la dynastie moghole originaire d’Asie centrale, les relations islamiques entre l’Inde et l’Asie centrale ont été considérablement amoindries pendant la période russe et soviétique où l’islam centrasiatique était particulièrement coupé du monde musulman. Toutefois, à la faveur des indépendances en 1991, un important processus de recréation de liens voire d’intégration, permet à l’islam d’Asie centrale de se mettre en réseau avec l’islam du monde entier, turc, arabe, mais aussi indien. Ce dernier, sans doute le moins étudié par la communauté des chercheurs sur l’Asie centrale, s’implante en force dans toute la région, mais plus particulièrement au Kirghizstan et au Kazakhstan, grâce au dynamisme d’une organisation islamique, née dans l’Inde britannique des années 1920, la Jamaʿat al Tabligh. Non radical et apolitique, prêchant un « islam minimal » qui insiste sur les vertus de la foi et de la pratique, l’islam de cette mouvance semble bénéficier du soutien tacite des autorités politiques en place, qui trouvent dans la Jamaʿat al Tabligh un allié dans leur lutte contre l’islam contestataire de l’ordre établi. |
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