Le califat méditerranéen et maritime de Denia
La désintégration du califat de Cordoue au début du XIe siècle a ouvert la porte à une nouvelle appréhension de l’espace politique et religieux islamique. Mujāhid al-‘Āmirī, souverain de la taifa de Denia sur la côte orientale, s’est lancé dans la création d’un califat ex novo sur la frontière marit...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/remmm, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
2012
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La désintégration du califat de Cordoue au début du XIe siècle a ouvert la porte à une nouvelle appréhension de l’espace politique et religieux islamique. Mujāhid al-‘Āmirī, souverain de la taifa de Denia sur la côte orientale, s’est lancé dans la création d’un califat ex novo sur la frontière maritime islamique. Rappelant la politique des premiers califes umayyades, Mujāhid a pensé son état en termes de jihād et d’expansion territoriale, et non pas en termes d’appropriation d’un espace déjà islamisé. La singularité de cette ambition fut double. D’une part, la création d’un califat afin de légitimer ce jihād maritime renforce l’idée d’une action de lutte contre le dār al-ḥarb et non pas seulement une piraterie particulièrement agressive. D’autre part, l’espace sacralisé par Mujāhid et le jihād mené sous son autorité comprenait autant les routes maritimes que les côtes et les îles qui le délimitaient. Le califat de Denia se solda en échec, mais la guerre sainte maritime qu’il avait inaugurée se poursuivit ; la taifa de Denia demeura un avant-poste d’Islam sur la frontière maritime, ses navires étaient des extensions réticulaires et mobiles de l’espace islamique. |
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