Mer partagée, part maudite. La fabrique rituelle d’un horizon maritime : mer et sacré chez les pêcheurs Imrâgen (Mauritanie)

La mer a longtemps été perçue pour la société maure comme un monde en marge, étranger et étrange. Seule exception notable : la relation liant les communautés imrâgen à l’espace maritime. Dans la perception imrâgen de la mer se présentent d’emblée comme enchevêtrés les mondes naturels et surnaturels....

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Auteur principal: Artaud, Hélène
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2012
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La mer a longtemps été perçue pour la société maure comme un monde en marge, étranger et étrange. Seule exception notable : la relation liant les communautés imrâgen à l’espace maritime. Dans la perception imrâgen de la mer se présentent d’emblée comme enchevêtrés les mondes naturels et surnaturels. Les modalités de leur articulation procèdent toutefois de logiques que seuls distinguent et maîtrisent certains initiés, dépositaires du « secret de la mer ». Quelques familles, issues des groupes maraboutiques Bârikalla et Buhubbayni, ont ainsi réussi à asseoir leur légitimité sur la côte par l’exercice de pouvoirs supposés influencer le cours des phénomènes naturels (vents, intensité des courants, cycle de la lune) ou le comportement d’espèces marines (dauphins et tortues), dont ils ont fait leurs principaux émissaires. Quelles sont la nature, l’efficacité et les limites de ce pouvoir sur la mer? Comment inscrit-il le marabout au cœur de l’écologie imrâgen, le sacré au principe de l’équilibre naturel ? C’est à ces questionnements que nous nous proposons d’apporter quelques éléments d’analyse.