La signalisation maritime en Tunisie (1881-1920) ou les phares de la présence coloniale

Deux ans après le débarquement des troupes françaises en Tunisie, dès 1883, le résident Paul Cambon a nommé un inspecteur général des Ponts et Chaussées à la tête de la direction des Travaux publics du protectorat. Alors que les ingénieurs hydrographes de la Marine se chargent de connaître la bathym...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Glavni avtor: Fichou, Jean-Christophe
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2013
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Deux ans après le débarquement des troupes françaises en Tunisie, dès 1883, le résident Paul Cambon a nommé un inspecteur général des Ponts et Chaussées à la tête de la direction des Travaux publics du protectorat. Alors que les ingénieurs hydrographes de la Marine se chargent de connaître la bathymétrie du littoral et de dresser les premières cartes marines précises de la région, les ingénieurs des Ponts arpentent le rivage pour définir les meilleurs lieux d'implantation des établissements de signalisation à construire sur les côtes de Tunisie. Quinze ans plus tard, les travaux sont pratiquement achevés après l'allumage des deux feux de Ras Turgoness et de Ras Tina au sommet de deux tours en béton armé, les premières du genre construites au monde. Une telle réussite, aussi précoce, est remarquable à plus d'un titre et il convient de s'intéresser aux modalités qui l'ont promue tout en soulignant qu'à aucun moment les services du Bey ou de la puissance ottomane n'ont été consultés. Pas un marin de la région n'est interrogé, pas une autorité maritime locale n'est sollicitée pour préparer ce plan général d'éclairage et de balisage des côtes tunisiennes, un programme d'action de plus de la politique de grands travaux menés par la République impériale.