Onomasticon Ottomanicum : identification administrative et désignation sociale dans l’État ottoman du xixe siècle

À partir d’un corpus de 282 pachas prélevés dans la collection des sicill-i ahval constituée sous le règne du sultan Abdülhamid II (1876-1909), cet article propose une réflexion sur les modes d’attribution et les usages du nom à la fin de la période ottomane. Il présente dans un premier temps les pr...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Autore principale: Bouquet, Olivier
Natura: Article ou chapitre numérique
Pubblicazione: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2013
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:À partir d’un corpus de 282 pachas prélevés dans la collection des sicill-i ahval constituée sous le règne du sultan Abdülhamid II (1876-1909), cet article propose une réflexion sur les modes d’attribution et les usages du nom à la fin de la période ottomane. Il présente dans un premier temps les principales structures du nom (ism, mahlas, lakab) et la manière dont les dignitaires y recourent pour répondre aux procédures d’identification mises en œuvre par l’administration ottomane. Dans un second temps, il s’attache à montrer que le nom d’État inscrit dans les notices biographiques n’est pas toujours celui sous lequel le dignitaire est désigné socialement, qu’il utilise dans ses activités quotidiennes, ou qu’il a reçu le jour de sa naissance. Le nom d’usage est en effet souvent modifié en partie à l’école, sinon à la suite d’un déplacement géographique, ou de la fréquentation d’un espace professionnel ou culturel. En outre, non seulement bien des Ottomans attendent d’avoir du poil au menton avant de recevoir leur nom pour la vie, mais l’usage des noms de personne varie grandement selon le contexte de la désignation. Il en résulte que les opérations d’identification administrative ne restituent qu’une partie de l’identité onomastique des individus, et que les noms doivent être étudiés comme des catégories historiques plutôt que comme des « désignateurs rigides ».