L’ère du soupçon : l’identification de la frontière ethnique et religieuse dans les récits de la fitna andalouse (iiie/ive-ixe/xe siècles)

Le récit de la fitna andalouse des ixe-xe siècles, phase au cours de laquelle l’émirat omeyyade dut affronter une série de pouvoirs « rebelles » pour finalement en triompher et réaliser l’unité califale, offre un cadre propice pour une interrogation sur l’identification de la frontière ethnique et r...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Päätekijä: Aillet, Cyrille
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Julkaistu: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2013
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Le récit de la fitna andalouse des ixe-xe siècles, phase au cours de laquelle l’émirat omeyyade dut affronter une série de pouvoirs « rebelles » pour finalement en triompher et réaliser l’unité califale, offre un cadre propice pour une interrogation sur l’identification de la frontière ethnique et religieuse. Dans le Muqtabis d’Ibn Ḥayyân, cette frontière est même exacerbée puisque l’historien signale le repli sur « l’esprit de corps » (‘asabiyya) du groupe comme le principal facteur de déstabilisation de l’ordre légitime. Parmi les groupes impliqués, la première place revient aux convertis d’origine autochtone (muwalladûn), accusés d’avoir revêtu le masque de l’islam sans s’être fondus dans le moule de l’arabité. La fitna émirale apparaît ainsi comme une véritable « ère du soupçon » où les frontières religieuses vacillent, révélant ainsi la fragilité du processus d’islamisation