Querelle de minarets en Égypte. Le débat public sur l’appel à la prière
Vers le milieu des années 2000, les autorités égyptiennes décident d’unifier l’appel à la prière, pour mettre fin à ce qu’elles considèrent comme désordre urbain, pollution sonore et atteinte à la sacralité d’un rituel religieux. Des années plus tard, la mesure est toujours en examen, mais l’effet d...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/remmm, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
2012
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Vers le milieu des années 2000, les autorités égyptiennes décident d’unifier l’appel à la prière, pour mettre fin à ce qu’elles considèrent comme désordre urbain, pollution sonore et atteinte à la sacralité d’un rituel religieux. Des années plus tard, la mesure est toujours en examen, mais l’effet d’annonce aura suffit à susciter un débat particulièrement riche et problématique. En ressort plus particulièrement la hiérarchisation différentielle de références partagées entre des intervenants que tout oppose par ailleurs. L’article traite de ce débat sous plusieurs angles. Sur le fond comme sur la forme et indissociablement, est posée la question de la structuration des débats publics : la part qu’y prennent respectivement, le renouvellement des supports, l’intervention grandissante des anonymes qui pose un défi à l’analyse et enfin, les limites imposées au dire public, qui dépendent plus de la vigilance fluctuante des entrepreneurs de morale que de frontières préétablies. Il s’agit également de suggérer des hypothèses sur la prise de parole comme pratique et ses liens éventuels avec d’autres registres de la pratique sociale, ici l’écoute comme expérience sensorielle, et l’identification ou non de l’appel à la prière, comme élément distinct dans l’ambiance sonore. Plus loin est posée la question de la technicisation présumée de la ferveur religieuse et la mesure dans laquelle elle recoupe celle de la reproduction mécanisée des performances artistiques dites profanes. |
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