De quels ingénieurs parle-t-on ? Situation et trajectoires des ingénieurs des grandes écoles. Le cas du Maroc
Cet article est consacré au cas des « ingénieurs de conception » marocains, formés la plupart du temps dans les grandes écoles françaises. Cette fraction des ingénieurs marocains (dont la majorité est formée dans les écoles d'ingénieurs du Maroc) n'est pas loin de constituer une véritable...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/remmm, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
2009
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Cet article est consacré au cas des « ingénieurs de conception » marocains, formés la plupart du temps dans les grandes écoles françaises. Cette fraction des ingénieurs marocains (dont la majorité est formée dans les écoles d'ingénieurs du Maroc) n'est pas loin de constituer une véritable aristocratie de fonction. Ce phénomène illustre la structure sociale très inégalitaire du Maroc et la stratification opérée par la monarchie (le Makhzen) pour sélectionner ses élites, qui sont aujourd'hui des élites à la fois technocratiques et sociales. Cette domination des « technocrates » sur l'appareil d'Etat marocain, analysée ici à travers des publics étudiants de grandes écoles, s'accompagne de l'émergence d'une contre-élite sociale de contestation. Les écoles d'ingénieurs de second rang, peuplées par les éléments des classes moyennes, ont été le premier terreau des mouvements islamistes en milieu universitaire. Elles produisent aujourd'hui une contre-élite politique et sociale qui piétine aux portes du vrai pouvoir. |
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