La vigne et le palmier.

À la fin du xive siècle, une controverse en vers opposa à la cour du sultan rasūlide du Yémen des représentants des deux grandes régions du royaume – les plaines côtières de la Tihāma et les montagnes des environs de Taʻizz - pour savoir qui du palmier ou de la vigne était le plus digne d’intérêt. E...

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Shranjeno v:
Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Glavni avtor: Vallet, Eric
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2011
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:À la fin du xive siècle, une controverse en vers opposa à la cour du sultan rasūlide du Yémen des représentants des deux grandes régions du royaume – les plaines côtières de la Tihāma et les montagnes des environs de Taʻizz - pour savoir qui du palmier ou de la vigne était le plus digne d’intérêt. En partant de ce fait, cette étude cherche à éclairer comment l’identité des plus grandes provinces du Yémen en est venue à se cristalliser autour de leurs produits agricoles respectifs, les dattes et le raisin. Un tel phénomène devient compréhensible lorsque l’on observe que les transformations de la structuration politique du territoire yéménite à partir de la fin du xiie siècle se sont accompagnées d’une mise en valeur accrue de ses différents terroirs et d’une réorganisation profonde des circuits d’échange, renforçant les spécialisations économiques régionales au cours des xiiie-xive siècles. La crise qui frappa en particulier la Tihāma dans la seconde moitié du xive siècle et les efforts de reconstruction qui suivirent entraînèrent une rupture de ces équilibres et une concurrence accrue entre les identités provinciales.