The late prehistoric standing stones of the Tihâma (Yemen): the domestication of space and the construction of human-landscape identity

Les récentes recherches menées dans la plaine côtière de la Tihâma ont apporté un éclairage nouveau sur la culture mégalithique de la fin de la Préhistoire qui se développe le long de la côte yéménite de la mer Rouge. À ce jour, sept sites comportant des structures mégalithiques y ont été recensés....

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Uloženo v:
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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Hlavní autor: Khalidi, Lamya
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Anglais
Vydáno: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2012
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:Les récentes recherches menées dans la plaine côtière de la Tihâma ont apporté un éclairage nouveau sur la culture mégalithique de la fin de la Préhistoire qui se développe le long de la côte yéménite de la mer Rouge. À ce jour, sept sites comportant des structures mégalithiques y ont été recensés. Ces monuments imposants, datés de la fin du iiie – début du iie millénaire av. J.‑C., semblent consciemment implantés en des points précis le long des principaux wâdî. Étant donné l’absence de pierre dans la région, ces grands monuments en pierre ont dû être transportés sur de longues distances, impliquant probablement un rôle significatif joué tant par le monument que par son matériau. Ces stigmates culturels dans le paysage ne sont pas sans rappeler le marquage de territoires ou d’espaces sacralisés qui s’observent durant les périodes précédant l’avènement des royaumes sudarabiques. À la fin du iie et au début du ier millénaire av. J.‑C., ces mêmes mégalithes furent remployés dans les fondations de structures monumentales ou comme pierres tombales. Actuellement, ces mêmes pierres peuvent être aperçues marquant la sépulture de âwlîya musulmans ou saints, ou intégrées dans l’architecture des mosquées des environs. Le remploi de ces pierres dans des espaces sacralisés, tels que des mosquées et tombes de walî, laisse penser que ces mégalithes et l’espace qu’ils définissaient ont non seulement été porteur de sens par le passé mais aussi qu’ils continuent à l’être actuellement. En analysant la manière avec laquelle ces complexes mégalithiques servirent à marquer l’espace et le territoire durant la Préhistoire récente, ainsi que la pérennité de leur utilisation dans les espaces sacralisés islamiques, cet article aborde ainsi tout un pan de l’identité régionale de la Tihâma.