Au fil de nos souvenirs : le 17 octobre 1961, emblème des violences policières
À travers l’analyse d’un événement occulté et refoulé de l’histoire collective française – le rassemblement du 17 octobre 1961 d’Algériens manifestant contre l’imposition du couvre-feu et sa sanglante répression – cet article propose une réflexion sur l’expression de nos souvenirs et sur le passage...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/remmm, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
2012
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | À travers l’analyse d’un événement occulté et refoulé de l’histoire collective française – le rassemblement du 17 octobre 1961 d’Algériens manifestant contre l’imposition du couvre-feu et sa sanglante répression – cet article propose une réflexion sur l’expression de nos souvenirs et sur le passage d’expériences individuelles contingentes à leur mise en sens commune et partagée. Il montre comment un événement traumatique peut constituer un arrimage mémoriel qui génère des substitutions et des métamorphoses successives. La référence à un événement unique s’estompe alors pour se déployer dans diverses directions.D’une évocation à l’autre, d’un entrepreneur de mémoire à l’autre, le souvenir du 17 octobre 1961, soutenu par les photographies laissées par Kagan, devient le symbole des violences policières. Cet exemple illustre ainsi la complexité des dynamiques mémorielles, en dévoilant comment un événement peut faire retour, par le détour de la photographie, faite ou devenue trace, en étant réinvesti dans un présent où il continue de faire sens. |
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