La presse et la jeunesse en Syrie : la sortie du silence…mais pas encore le droit à la parole

Dans un pays où plus de la moitié de la population a moins de 30 ans, la presse devrait jouer un rôle majeur de tribune de débat, de lieu d’émergence de projets innovants et de personnalités nouvelles, faisant le lien entre la jeunesse et le politique. Mais si la presse syrienne est née au début du...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Autor principal: Najmeh, Rama
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2012
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Dans un pays où plus de la moitié de la population a moins de 30 ans, la presse devrait jouer un rôle majeur de tribune de débat, de lieu d’émergence de projets innovants et de personnalités nouvelles, faisant le lien entre la jeunesse et le politique. Mais si la presse syrienne est née au début du xxe siècle grâce à l’initiative de jeunes intellectuels modernistes, elle s’est idéologisée et sclérosée dans le contexte politique de l’après indépendance, devenant à partir de 1963 un simple prolongement du régime ba‘thiste, un organe de propagande soumis à des procédures sévères de censure et d’auto-censure. Mais la mobilisation derrière des mots d’ordre figés ne s’est pas produite et la jeunesse ne se reconnaît pas dans cette presse. Tout au contraire, elle s’est retirée de toute action publique et éprouve une vive méfiance envers le politique. Le retour à l’autorisation de la presse privée en 2001, l’émergence d’une nouvelle génération de journalistes et le développement de la presse internet commencent à lui ouvrir de nouvelles opportunités.