Un « nouvel Alexandre » mamelouk, al-Malik al-Ashraf Khalïl et le regain eschatologique du XIIIe siècle
Dans la longue inscription qui exalte ses hauts faits à l'entrée de la citadelle d'Alep, le sultan mamelouk al-Malik al-Ashraf Khalil (689/1290-692/1294) est qualifié d'« Alexandre de son temps ». Bien que l'épithète ait été utilisée avant lui par des émirs turcs et par Baybars,...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/remmm, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
2009
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dans la longue inscription qui exalte ses hauts faits à l'entrée de la citadelle d'Alep, le sultan mamelouk al-Malik al-Ashraf Khalil (689/1290-692/1294) est qualifié d'« Alexandre de son temps ». Bien que l'épithète ait été utilisée avant lui par des émirs turcs et par Baybars, elle reçoit une signification particulière en raison de ses victoires éclatantes remportées contre les Francs et les Arméniens et, en conséquence, de ses espoirs de reconquête de l'Irak sur les Mongols. La dynastie mongole des Ilkhans, qui régnait sur la Perse, se réclamait d'un Alexandre devenu un héros national iranien. L'Alexandre qu'évoque al-Malik al-Ashraf est plus proche de l'« Homme aux deux cornes » qui, dans le Coran, édifie le mur contre Gog et Magog. Les exploits du sultan, dont l'ambition était de restaurer le califat à Bagdad, acquéraient ainsi une dimension eschatologique qui faisait de lui à la fois un conquérant universel et le fondateur d'une nouvelle ère de l'islam. |
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