Les réfugiés, une main-d’œuvre à part ? Conditions de séjour et d’emploi, France, 1945-1975
Si les politiques restrictives en matière d’immigration ont mis en évidence ces quinze dernières années l’assujettissement de la politique d’asile à la politique migratoire, le lien entre l’accueil des réfugiés et l’immigration économique sont bien antérieurs. Entre 1945 et 1974 les réfugiés étaient...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Revue européenne des migrations internationales
2008
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Si les politiques restrictives en matière d’immigration ont mis en évidence ces quinze dernières années l’assujettissement de la politique d’asile à la politique migratoire, le lien entre l’accueil des réfugiés et l’immigration économique sont bien antérieurs. Entre 1945 et 1974 les réfugiés étaient considérés comme une main-d’œuvre parmi les autres. Les bureaux d’orientation et de placement des réfugiés ont facilité leur intégration sur le marché du travail en période de pénurie de main-d’œuvre, mais dès la fin des années soixante les premières mesures destinées à juguler l’importance prise par les régularisations des étrangers entrés irrégulièrement en France (notamment sanction financière pour leurs employeurs) ne font aucune exception pour les réfugiés. Finalement, il faut attendre la suspension de l’immigration de travail en 1974 pour qu’un régime véritablement spécifique soit accordé aux réfugiés. |
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