La transformation genrée des normes matrimoniales et familiales dans le contexte des migrations internationales. Le cas des Chinois·es « conjoint·e·s de Français·es » résidant en région parisienne

En s’appuyant sur une enquête qualitative menée auprès de Chinois·es conjoint·e·s de Français·es, des membres de leur famille et belle-famille et d’agents administratifs préfectoraux, cet article se propose d’analyser la transformation genrée des normes familiales et matrimoniales dans un contexte d...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/remi,
Glavni autor: Wang, Simeng
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue européenne des migrations internationales 2018
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:En s’appuyant sur une enquête qualitative menée auprès de Chinois·es conjoint·e·s de Français·es, des membres de leur famille et belle-famille et d’agents administratifs préfectoraux, cet article se propose d’analyser la transformation genrée des normes familiales et matrimoniales dans un contexte de migrations internationales, à travers une approche en termes d’intersectionnalité. Il s’agit d’une population d’origine chinoise qualifiée – soit en Chine, soit en France, soit dans les deux pays – pour laquelle ne se présente pas l’enjeu de la régularisation par l’acte de mariage. En privilégiant trois scènes sociales, au cours de leur migration, où ces conjoint·e·s de Français·es sont confronté·e·s à différents systèmes de normes matrimoniales et familiales de la manière la plus conflictuelle – départ de la famille d’origine en Chine, expériences administratives à la préfecture et à l’OFII, et installation du couple en France –, l’article vise à montrer que derrière cette catégorie administrative « conjoint·e·s de Français·es » présentée comme une catégorie allant de soi, il existe une diversité de trajectoires sociales et les migrants chinois hommes et femmes enquêtés dénaturalisent eux-mêmes les normes de genre. Les rapports sociaux de genre, de classe, de génération et d’ethnicité, fonctionnent de manière intersectionnelle, comme producteurs de normes matrimoniales et familiales en contexte de migrations internationales, et participent aux processus de socialisation de ces migrants internationaux. À ce titre, l’étude des couples extra-ethniques permet d’analyser un espace transnational dans lequel des normes et des hiérarchies sociales se transforment au croisement de la mobilité sociale et de la mobilité géographique.