Migration et (contre)révolution dans le Golfe : politiques migratoires et politiques de l’emploi en Arabie saoudite
Alors que des révolutions politiques mettaient à mal les régimes autoritaires du Moyen-Orient, les monarchies du Golfe et, en particulier, l’Arabie saoudite, ont déployé à l’échelle nationale et internationale des politiques « contre-révolutionnaires ». Au-delà de la répression de l’opposition polit...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Revue européenne des migrations internationales
2016
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Alors que des révolutions politiques mettaient à mal les régimes autoritaires du Moyen-Orient, les monarchies du Golfe et, en particulier, l’Arabie saoudite, ont déployé à l’échelle nationale et internationale des politiques « contre-révolutionnaires ». Au-delà de la répression de l’opposition politique, l’Arabie saoudite se lance dans une campagne de réforme de l’immigration et de l’emploi qui a vocation à réduire les facteurs structurels de mécontentement économique et social de sa population et « prévenir » une révolution. Véritable ingénierie sociale, ces politiques s’inscrivent dans une tendance lourde de politisation de l’immigration depuis le début des années 1990 et de construction de la « menace migratoire » comme risque existentiel pour la pérennité de la nation saoudienne. On avance dans cet article l’idée qu’au-delà du changement de régime c’est bien le risque d’une « révolution sociale », selon les termes de Theda Skocpol, qui veut être évité en réaffirmant les rapports de classe entre étrangers et nationaux et la domination des seconds sur les premiers. |
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