Au-delà des « Natacha » : les migrations féminines postsoviétiques à Istanbul
Dans les années 1990 et au début des années 2000, la présence des « Natacha », comme on appelle en Turquie les prostituées originaires de l’ex-URSS, avait défrayé la chronique et donné naissance à des stéréotypes tenaces sur les femmes originaires d’Europe de l’Est. L’entertainment business est cepe...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Revue européenne des migrations internationales
2015
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans les années 1990 et au début des années 2000, la présence des « Natacha », comme on appelle en Turquie les prostituées originaires de l’ex-URSS, avait défrayé la chronique et donné naissance à des stéréotypes tenaces sur les femmes originaires d’Europe de l’Est. L’entertainment business est cependant loin d’être le seul domaine d’activité économique des migrantes ex-soviétiques en Turquie. Parmi les secteurs économiques traditionnels investis par ces dernières, on trouve, dans le tertiaire, celui des services à la personne. Si le titre de l’article se propose d’aller au-delà des clichés véhiculés habituellement sur les femmes immigrées originaires de l’ex-URSS, il invite également à considérer, sinon sous un angle nouveau, du moins sous un angle plus large, l’épineuse question de la prostitution et de la traite des femmes. L’auteure s'intéresse aussi aux migrations dites « matrimoniales », liées aux unions contractées entre ressortissants turcs et ressortissantes ukrainiennes et russes. Ce type d’union a pu par le passé déclencher des commentaires plus ou moins neutres, à présent, alors que la situation socioéconomique s’est améliorée en Ukraine et en Russie, on peut s’interroger sur la pertinence de la catégorie analytique du « mariage blanc ». |
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