Aux origines des « travailleurs sans papiers ». Les spécificités d’un groupe au service d’une identification généraliste
Parmi les milliers de travailleurs sans papiers qui se sont mis en grève entre 2008 et 2010 en France, les immigrés ouest-africains étaient fortement sur-représentés. Cet article essaie d’expliquer cette sur-représentation à partir du cas de l’immigration malienne, où coexistent différents « âges »....
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Revue européenne des migrations internationales
2014
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Parmi les milliers de travailleurs sans papiers qui se sont mis en grève entre 2008 et 2010 en France, les immigrés ouest-africains étaient fortement sur-représentés. Cet article essaie d’expliquer cette sur-représentation à partir du cas de l’immigration malienne, où coexistent différents « âges ». Cette immigration reste encore jeune et dynamique. Elle est toute désignée pour peupler la catégorie de sans-papiers que les politiques migratoires fabriquent. Mais elle est également installée, avec sa descendance et, ayant maintenu des réseaux d’information et de solidarité singulièrement denses, elle garantit un ancrage et quelques ressources qui s’avèrent cruciaux pour soutenir les grèves. Enfin, l’immigration malienne connaît une forme d’insertion particulière dans l’économie française par la concentration massive dans le salariat d’exécution, qui la confronte sans intermédiaire à un patronat indigène et conforte l’identité de travailleur brandie à la faveur des grèves. |
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