« Indiens » ou « Brésiliens » ? Mobilités karipuna vers Cayenne (Guyane française)
La Guyane française, entre Surinam et Brésil, reçoit des flux démographiques, économiques, culturels qui traversent les frontières héritées de l’histoire coloniale. Quelques groupes amérindiens s’inscrivent d’une manière particulière dans ce dispositif, pratiquant de longue date et jusqu’à aujourd’h...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue européenne des migrations internationales
2013
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La Guyane française, entre Surinam et Brésil, reçoit des flux démographiques, économiques, culturels qui traversent les frontières héritées de l’histoire coloniale. Quelques groupes amérindiens s’inscrivent d’une manière particulière dans ce dispositif, pratiquant de longue date et jusqu’à aujourd’hui des déplacements de part et d’autre de la frontière politique. L’exemple des Karipuna établis dans le Brésil frontalier et venant travailler en Guyane illustre la place singulière occupée par ces groupes, mais aussi les effets de l’imposition d’une frontière qui était restée jusqu’alors virtuelle. Ces populations sont alors passées du statut d’Indiens véritablement « trans-frontaliers », bénéficiant de privilèges d’accès au territoire français, à celui de « migrants brésiliens », auxquels l’État applique des règles renforcées de limitation des mobilités, et ils endossent malgré eux le stéréotype dépréciatif aujourd’hui appliqué aux autres migrants brésiliens en Guyane. |
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