Kazakhstan, Kirghizstan : les politiques migratoires au regard des droits de l’homme

Basé sur une enquête et un rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme de 2009, cet article évalue la politique migratoire du Kazakhstan et du Kirghizstan au regard des normes internationales qui définissent les droits des travailleurs migrants (notamment la Convention sur les trav...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/remi,
Κύριοι συγγραφείς: Regamey, Amandine, Booth, Katherine
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Revue européenne des migrations internationales 2011
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Basé sur une enquête et un rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme de 2009, cet article évalue la politique migratoire du Kazakhstan et du Kirghizstan au regard des normes internationales qui définissent les droits des travailleurs migrants (notamment la Convention sur les travailleurs migrants de l’ONU et les conventions de l’OIT, qui entrent parfois en conflit avec des accords régionaux ou bilatéraux). Pays d’immigration, le Kazakhstan cherche avant tout à attirer une main-d'œuvre qualifiée, qui doit être remplacée à terme par des spécialistes kazakhes. Le système de quota et des règles très contraignantes limitent les possibilités pour les migrants de travailler légalement et condamnent à l’irrégularité la grande majorité d’entre eux. Maintenus dans une situation juridique et matérielle précaire, ceux-ci sont les plus susceptibles d’être victimes du travail forcé. Le cas du Kirghizstan, pays d’émigration, rappelle les responsabilités, mais aussi les difficultés d’un État de départ pour protéger ses ressortissants à l’étranger – comme le montrent les aléas des relations avec le Kazakhstan. Il permet aussi d’illustrer la manière dont les pratiques de gestion des migrations sont importées (en l’occurrence des Philippines), avec l’aide des organisations internationales et les limites de cette démarche.