De la cohésion de vie du migrant : déplacement migratoire et orientation existentielle
Le déplacement migratoire recèle schématiquement deux tendances prêtes à se dissocier : l’une qui cherche à déplacer intégralement le lieu d’origine, à l’« emmener » avec soi, et la nostalgie relève de cette tendance, et l’autre qui ignore ou abdique devant un tel effort, semblant fuir ce qui touche...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue européenne des migrations internationales
2013
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le déplacement migratoire recèle schématiquement deux tendances prêtes à se dissocier : l’une qui cherche à déplacer intégralement le lieu d’origine, à l’« emmener » avec soi, et la nostalgie relève de cette tendance, et l’autre qui ignore ou abdique devant un tel effort, semblant fuir ce qui touche au passé, répondre d’un besoin de renaître ou de la tentation de l’oubli. Chacune de ces tendances place au cœur de l’espace existentiel le problème de l’orientation depuis lequel migrer pose les questions du vers-où et du pour-quoi de l’existence. Ce texte entend établir les enjeux du déplacement migratoire au niveau de la cohésion de vie du migrant. Ce niveau permet de revenir sur la grande diversité des blessures de la migration (mélancolie et sentiment du manque, culpabilité et remords, frustration et humiliation), de comprendre comment elles s’ouvrent, se referment et peuvent être dépassées dans une gestion qui, loin de ne renvoyer qu’au soi du migrant, met en jeu simultanément les communautés d’origine et d’accueil. |
|---|