« L’homme marginal » : une tradition conceptuelle à revisiter pour penser l’individu en diaspora
L’anthropologie des migrations doit beaucoup à l’École de Chicago, notamment dans le fait que celle-ci, dans son ouverture à la psychologie, s’intéressait à l’expérience subjective de la migration, n’hésitant pas à placer l’individu au centre de son analyse. Cette attention à la dimension subjective...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue européenne des migrations internationales
2012
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’anthropologie des migrations doit beaucoup à l’École de Chicago, notamment dans le fait que celle-ci, dans son ouverture à la psychologie, s’intéressait à l’expérience subjective de la migration, n’hésitant pas à placer l’individu au centre de son analyse. Cette attention à la dimension subjective de l’expérience migratoire se retrouve particulièrement chez Park dans son élaboration conceptuelle de « l’homme marginal », « un individu qui vit sur la marge de deux cultures et de deux sociétés ». Stonequist donnera de l’homme marginal une version pessimiste, lui trouvant une personnalité tourmentée et instable. Bastide critiquera ce point de vue en distinguant marginalité culturelle, marginalité sociale et marginalité psychologique. Il rejoindra finalement la vision optimiste de Park, qui en cela prolongeait lui-même les analyses de Simmel sur « l’étranger », pour voir dans l’homme marginal un individu libre et lucide, portant en lui « la promesse des synthèses fécondes ». |
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