Ni invasion, ni exode
Les migrations africaines d’origine subsaharienne occupent aujourd’hui une place dominante dans les discours politiques et médiatiques portant sur l’immigration. Cette focalisation s’est traduite récemment par l’adoption d’une série de mesures politiques, policières et diplomatiques visant à réguler...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| Hauptverfasser: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Revue européenne des migrations internationales
2012
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Les migrations africaines d’origine subsaharienne occupent aujourd’hui une place dominante dans les discours politiques et médiatiques portant sur l’immigration. Cette focalisation s’est traduite récemment par l’adoption d’une série de mesures politiques, policières et diplomatiques visant à réguler un flux considéré comme massif, voire invasif. Rassemblant des données statistiques éparses, cet article donne la mesure des migrations subsahariennes en adoptant à la fois les points de vue de l’immigration et de l’émigration, à l’échelle de la France mais aussi à l’échelle de l’Union européenne et de l’OCDE. L’état des connaissances statistiques est assorti d’une analyse des migrations irrégulières, généralement tenues pour responsables d’une sous-estimation officielle des flux. Les chiffres commentés sont sans équivoque : si les migrations subsahariennes sont extrêmement visibles dans les discours politiques et médiatiques, elles constituent pourtant un fait statistique minoritaire. Le paradoxe invite à s’interroger sur le bien fondé des politiques publiques en matière de gestion des migrations internationales. |
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