L’éthique du débat sur la fuite des cerveaux
Cet article analyse les engagements éthiques qui pèsent sur la méthodologie des recherches sur « la fuite des cerveaux » et qui conduisent les participants au débat public à remettre en cause le droit fondamental d’émigrer pour les personnes qualifiées. Nous identifions cinq présupposés de ce débat ...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue européenne des migrations internationales
2012
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article analyse les engagements éthiques qui pèsent sur la méthodologie des recherches sur « la fuite des cerveaux » et qui conduisent les participants au débat public à remettre en cause le droit fondamental d’émigrer pour les personnes qualifiées. Nous identifions cinq présupposés de ce débat : au conséquentialisme, au prioritarisme et au nationalisme, nous ajoutons les biais que nous appelons « sédentaristes » et élitistes. Cette analyse nous permettra de montrer que même si l’émigration des plus talentueux représentait une perte pour le pays d’origine, cette perte n’est pas une raison suffisante pour exiger que les migrants qualifiés la compensent, que ce soit par le paiement d’un impôt (la taxe Bhagwati) ou par un refus du droit d’émigrer. En outre, voir l’investissement public dans l’éducation comme une source d’obligation pour les migrants, c’est considérer l’éducation comme une source de dividendes, plutôt qu’un accès à l’opportunité que les générations présentes doivent aux générations qui les suivent. |
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