« Frères turcs » et indésirables à la fois : les migrants de Thrace grecque en Turquie
Jusqu’à la fin des années 1980, de nombreux musulmans de Thrace grecque, ressortissants européens, émigraient clandestinement en Turquie pour y demander l’asile politique. Au-delà de l’aspect anecdotique ou insolite de ce constat, l’étude de ces flux migratoires permet d’opérer une sociologie de la...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue européenne des migrations internationales
2011
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Jusqu’à la fin des années 1980, de nombreux musulmans de Thrace grecque, ressortissants européens, émigraient clandestinement en Turquie pour y demander l’asile politique. Au-delà de l’aspect anecdotique ou insolite de ce constat, l’étude de ces flux migratoires permet d’opérer une sociologie de la construction nationale en Turquie. La première partie de cet article est consacrée à la façon dont la politique migratoire et la politique d’asile de la Turquie s’appliquent à la Thrace occidentale. La question des apatrides et l’usage politique qui est fait de leur statut font l’objet de la seconde partie. L’accueil et les conditions de séjour de cette population en Turquie répondent à deux principes étatiques difficilement conciliables : décourager son installation définitive afin de maintenir une présence turque en Thrace occidentale, tout en procurant des avantages notables à ces « étrangers d’ascendance turque ». |
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