« Attendre au Purgatoire » : Les réseaux religieux de migrants chrétiens d’Irak en transit à Istanbul
La migration de transit est devenue un modèle migratoire important au Moyen-Orient du fait du durcissement des législations sur l’immigration dans les pays occidentaux. Depuis la Guerre du Golfe de 1991, les Chrétiens d’Irak (principalement les Assyro-Chaldéens) font partie des groupes qui font le c...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
|---|---|
| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Revue européenne des migrations internationales
2009
|
| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | La migration de transit est devenue un modèle migratoire important au Moyen-Orient du fait du durcissement des législations sur l’immigration dans les pays occidentaux. Depuis la Guerre du Golfe de 1991, les Chrétiens d’Irak (principalement les Assyro-Chaldéens) font partie des groupes qui font le choix d’une migration de transit en passant par le « corridor turc » afin de se rendre en Australie et au Canada.En plus des réseaux familiaux, les réseaux religieux jouent un rôle considérable dans l’organisation de la migration chrétienne irakienne, de même que dans la survie de la communauté migrante au cours de la période de séjour en Turquie, qui dure généralement entre un et trois ans, avec des cas exceptionnels pouvant s’étendre jusque sur toute une décennie. L’absence de politiques d’accueil pourtant nécessaires, et la faiblesse des associations de réfugiés et de migrants accroissent l’importance de ces réseaux, qui offrent de nombreux services, tels que l’aide légale, l’assistance médicale ou éducative. Néanmoins, contrairement à une croyance très répandue dans le champ des études sur les migrations, les réseaux sont loin d’être parfaits et ne sont pas imperméables à des forces plus amples. C’est ce que l’on peut observer dans le cas turc : les réalisations des réseaux religieux sont limitées par le contexte national, qui se caractérise par une méfiance profondément enracinée envers le christianisme. Ainsi, le caractère double de l’identité religieuse des Assyro-Chaldéens irakiens, qui adhèrent tant au christianisme oriental qu’au catholicisme occidental, explique tant l’efficacité que la vulnérabilité de leurs réseaux sociaux à Istanbul.Ce cadre réduit également le rôle transnational des prêtres, qui ont une position principale dans cette toile religieuse qui traverse les frontières. En adoptant une position qui croise plusieurs échelles (micro, méso et macro), nous révélons que l’expansion du trans-nationalisme est limitée, malgré le vaste rôle joué par l’église et les institutions qui lui sont liées dans la construction d’un espace social transnational à Istanbul. |
|---|