La relocalisation des populations exilées comme dispositif de sécurité
Cet article propose une analyse originale du lien entre sécurité et migration à partir de l’étude de la relocalisation, un instrument des politiques migratoires de l’Union européenne destiné à transférer des populations exilées d’un État membre à un autre. Bien qu’elle soit au centre des débats poli...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue européenne des migrations internationales
2026
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Cet article propose une analyse originale du lien entre sécurité et migration à partir de l’étude de la relocalisation, un instrument des politiques migratoires de l’Union européenne destiné à transférer des populations exilées d’un État membre à un autre. Bien qu’elle soit au centre des débats politiques depuis plus d’une décennie et qu'elle figure parmi les mesures clés du Pacte sur la migration et l’asile adopté en 2024, la relocalisation reste peu étudiée. L’article montre qu’elle fonctionne comme un dispositif de sécurité au sens foucaldien : au-delà d’un simple processus de sécuritisation, elle constitue un mode de gestion d’un « stock » de population fondé sur un calcul des coûts. La relocalisation organise les déplacements secondaires plutôt que de limiter les arrivées de demandeurs d’asile. Cette recherche s’appuie sur les cas de Malte et du Luxembourg, ainsi que sur des enquêtes multisituées menées entre 2010 et 2023. |
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