(Tout) contre la préfecture : associations et militants de la cause des étrangers aux prises avec l’État
En s’appuyant sur des enquêtes de terrain menées dans le nord de la France, cet article s’intéresse aux associations et militants — bénévoles et salariés — de la cause des étrangers et se propose de saisir leur rôle dans l’accueil et la défense de ces populations à travers la figure de l’« intermédi...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Revue européenne des migrations internationales
2023
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En s’appuyant sur des enquêtes de terrain menées dans le nord de la France, cet article s’intéresse aux associations et militants — bénévoles et salariés — de la cause des étrangers et se propose de saisir leur rôle dans l’accueil et la défense de ces populations à travers la figure de l’« intermédiaire ». En analysant des configurations locales d’intermédiation et de délégation, l’article montre que les associations et les militants constituent des figures intermédiaires entre les étrangers, l’État et les politiques migratoires. Les modalités du travail militant participent à la transmission de connaissances, compétences, catégories et normes de et sur l’immigration : les militants apparaissent à la fois comme des experts juridiques et des chaînons des politiques migratoires. En retour, la position d’intermédiaire dit quelque chose des militants, des dilemmes auxquels ils sont confrontés ainsi que des stratégies de démarcation qu’ils mettent parfois en place. |
|---|