La nationalité entre forme de réparation, réaffiliation et capital : les descendantes et descendants de républicains espagnols exilés et la récupération de la nationalité espagnole
Alors que la « loi sur la mémoire historique » votée en 2007 en Espagne permettait aux descendants d’exilés républicains de recouvrer la nationalité espagnole qu’ils avaient perdue, cet article analyse la signification de la récupération de cette nationalité en France et en Amérique latine. Il montr...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| Egile Nagusiak: | , |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue européenne des migrations internationales
2023
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Alors que la « loi sur la mémoire historique » votée en 2007 en Espagne permettait aux descendants d’exilés républicains de recouvrer la nationalité espagnole qu’ils avaient perdue, cet article analyse la signification de la récupération de cette nationalité en France et en Amérique latine. Il montre que, pour les descendants résidant en France qui la demandent, l’obtention de la nationalité espagnole constitue une forme de réparation pour les violences subies sous le franquisme, tout en permettant une réaffiliation à l’Espagne, tandis que ceux qui ne la demandent pas la pensent sur le modèle d’appartenance nationale de l’État-nation. A contrario, en Amérique latine, les considérations pragmatiques l’emportent, la nationalité espagnole étant perçue comme un capital permettant de voyager. Pour autant, les logiques prévalant en France et en Amérique latine ne s’excluent pas. Dans l’Hexagone, certains perçoivent son obtention comme un patrimoine, tandis qu’outre-Atlantique d’autres souhaitent se rendre en Espagne sur les traces des aïeux. |
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