« Sabar, sama thiosanou » (sabar, ma tradition). Frontières et propriété culturelles dans la transmission des danses sénégalaises en Europe
Cet article interroge les jeux de frontières et d’appartenances en œuvre dans la transmission de la danse sénégalaise sabar en Europe. Après avoir retracé la construction du sabar comme répertoire national au Sénégal, l’article se penche sur les modalités d’implantation de cette performance en Franc...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/remi, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Revue européenne des migrations internationales
2020
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article interroge les jeux de frontières et d’appartenances en œuvre dans la transmission de la danse sénégalaise sabar en Europe. Après avoir retracé la construction du sabar comme répertoire national au Sénégal, l’article se penche sur les modalités d’implantation de cette performance en France et en Suisse. L’ethnographie du réseau européen du sabar éclaire d’abord la façon dont la mise en place de pédagogies spécifiques a permis de conférer une dimension « universelle » au sabar, tout en maintenant l’affirmation d’identifications nationales, par des circulations et des conversions des élèves qui s’intéressent à cette performance. Dans un second temps, l’approche des polémiques sous-jacentes à la transmission du sabar révèle que par-delà les inclusions partielles, les situations d’interaction et de rencontre ne dissolvent pas l’existence de frontières, dont la réaffirmation permet aux artistes de sabar de contester les inégalités économiques persistant entre les acteurs de ce champ. |
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