Du séga créole à la danse nationale. Recompositions locales et circulations transnationales mauriciennes

Le séga des descendants d’esclaves africains et malgaches de l’île Maurice (les « Créoles ») a subi de nombreuses recompositions par l’élite coloniale et l’industrie musicale afin de constituer les contours d’un folklore mauricien. À ce phénomène d’appropriation transcommunautaire du séga, deux autr...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/remi,
Auteur principal: Gauthier, Églantine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Revue européenne des migrations internationales 2020
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le séga des descendants d’esclaves africains et malgaches de l’île Maurice (les « Créoles ») a subi de nombreuses recompositions par l’élite coloniale et l’industrie musicale afin de constituer les contours d’un folklore mauricien. À ce phénomène d’appropriation transcommunautaire du séga, deux autres permirent une labellisation nationale où la danse joue un rôle majeur : l’indépendance de l’île en 1968 et le développement touristique. Pour les différentes générations de Mauriciens immigrés en France depuis l’indépendance, le maintien des relations transnationales avec le pays d’origine passe par la constitution de repères non plus « communaux » mais nationaux, parmi lesquels le séga et l’expérience kinesthésique de sa danse. L’ethnographie des « Mauriciens de France » nous permettra d’examiner les frontières territoriales et identitaires qui se renégocient en contexte transnational.