Quand l’État décrète le marché : le cas du Plan Borloo
Le Plan Borloo visait à délimiter un nouveau secteur des « services à la personne » et à l’équiper par des mécanismes marchands pour l’industrialiser. Cet article interroge la capacité réelle des dispositifs institutionnels ainsi créés à en assurer la régulation. Pour observer les régulations réelle...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/regulation, |
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| Egile Nagusiak: | , |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue de la régulation
2015
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Le Plan Borloo visait à délimiter un nouveau secteur des « services à la personne » et à l’équiper par des mécanismes marchands pour l’industrialiser. Cet article interroge la capacité réelle des dispositifs institutionnels ainsi créés à en assurer la régulation. Pour observer les régulations réellement à l’œuvre, nous constituons un corpus analytique en régulation sectorielle, qui s’appuie sur les spécificités de la relation de service, et sur les modèles productifs des organisations présentes dans le champ. Au-delà de la crise structurelle des associations, qu’ils contribuent à approfondir, les dispositifs Borloo échouent, tant dans la construction de marchés autonomes déterritorialisés que dans celle d’une dualité sectorielle entre services de confort rentables et services liés à des publics fragiles. En revanche, ils sont repris et combinés à d’autres, dans les stratégies des organismes producteurs, pour satisfaire les besoins que ceux-ci identifient. Cette hybridation de ressources institutionnelles, qui se noue directement à l’intérieur des organisations et au niveau du territoire, est donc l’élément essentiel d’une régulation qui déborde en permanence l’espace du secteur au sens de Borloo. |
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