Stève Bernardin, La fabrique privée d’un problème public. La sécurité routière entre industriels et assureurs aux États-Unis (années 1920 à 2000)
Comment des entrepreneurs en viennent-ils à porter leurs demandes en public ? Nous l’étudions au prisme d’un cas d’étude classique en sociologie des problèmes publics, celui des accidents de la circulation aux États-Unis. Pour ce faire, notre démarche s’appuie sur un large corpus de sources archivis...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/regulation, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Revue de la régulation
2015
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Comment des entrepreneurs en viennent-ils à porter leurs demandes en public ? Nous l’étudions au prisme d’un cas d’étude classique en sociologie des problèmes publics, celui des accidents de la circulation aux États-Unis. Pour ce faire, notre démarche s’appuie sur un large corpus de sources archivistiques et documentaires, auquel s’ajoutent près de quatre-vingts entretiens conduits outre-Atlantique, ainsi que six mois d’enquête ethnographique. L’analyse permet d’identifier des pratiques distinctes des entrepreneurs en venant à la fabrique de problèmes publics. Des assureurs privilégient ainsi le recours à la science, en faveur de la réglementation des véhicules, face à des industriels valorisant l’appel à la morale, en vue d’une sensibilisation des conducteurs. Les deux approches ne sont pas incompatibles. Elles contribuent cependant à l’instauration de priorités distinctes de l’intervention étatique. Le mettre en lumière incite à prendre au sérieux l’activité de fabrique privée de problèmes publics, au-delà même du cas de la sécurité routière. |
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