L’Altérité, une notion vraiment sans histoire ? Eclairage philosophique sur une notion devenue incontournable en éducation
Cet article théorique utilise l’histoire des idées philosophiques pour définir l’altérité, notion essentielle pour comprendre le processus d’apprentissage dans le champ de l’éducation et de la formation mais dont l’usage semble aujourd’hui inflationniste et réducteur. Privée d’unité et de sens, cett...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ree, |
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| Autori principali: | , , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Recherches en éducation
2021
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article théorique utilise l’histoire des idées philosophiques pour définir l’altérité, notion essentielle pour comprendre le processus d’apprentissage dans le champ de l’éducation et de la formation mais dont l’usage semble aujourd’hui inflationniste et réducteur. Privée d’unité et de sens, cette notion est surtout privée d’histoire. Son étymologie grecque renvoie pourtant à la découverte accidentelle par Platon de l’altérité comme différence (to heteron) pour résoudre une controverse célèbre l’opposant aux Sophistes. Mais l’apparition puis l’expansion de ce terme ne peuvent se comprendre qu’au regard de l’histoire parallèle et contrariée du concept de non-être (mé éon). Victorieuse face au Non-Etre absolu, l’altérité pourrait alors être comprise comme une notion usurpatrice qui aurait oublié jusqu’à son identité. Pour l’utiliser de manière pertinente et précise, les Sciences de l’Education gagneraient à reconnaître ses origines historiques et philosophiques, sa tridimensionnalité et ses implications didactiques, son caractère transgressif et émancipateur ainsi que sa capacité enseignante. |
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